Le choix de la non-violence par Bernard Ravenel

Le choix de la non-violence

Une étude de
Bernard RAVENEL
pour les cahiers de l’ITS

Ce livre est le résultat d’une recherche personnelle. Elle prolonge une interrogation relativement récente dans le mouvement ouvrier, même si la grève a souvent été accompagnée d’expériences significatives de désobéissance civile de masse. J’ai été amené à cette réflexion à partir de mon expérience directe d’un mouvement social, l’Intifada palestinienne de la fin des années 1980.  
Il s’agissait d’une impressionnante insurrection civile de la société palestinienne, avec une nouvelle poussée au début du XX° siècle puis les récents « printemps arabes », Intifada démocratique généralisée à l’ensemble du monde arabe et au-delà. J’en suis venu à considérer la lutte non-violente comme le moteur de l’histoire et comme une nécessité politique. Ma recherche m’a conduit à faire un retour sur le passé et sur le rapport entre violence et politique au XX° siècle. Ce qui m’a amené à poser la question du moment historique que nous vivons, celle du rapport entre non-violence et transformation révolutionnaire, c’est-à-dire dépassement du mode de production capitaliste. En somme, celle d’une révolution non-violente. Un oxymore ? Une contradiction dans les termes ? Une stupidité théorique et non seulement pratique ? Ce sont les interrogations auxquelles ce livre essaie d’apporter des éléments de réponse ou, à tout le moins, de réflexion.

Illustration de couverture : 

Blocage par les paysans des tirs d’artillerie hors des limites du camp militaire du Larzac au lieu-dit « Loulette », commune de Nant (12). Hiver 1976. 

Selon une des organisatrices : 

« Sur le plateau, au lieu-dit Loulette une ferme abandonnée située dans le périmètre d’extension, pendant une semaine, les canons tirent des obus tous les jours à raison de quatre cents obus par jour. Il est pour nous inadmissible que l’armée déborde sans cesse des limites du camp ! Nous devons réagir… Un matin de fin d’hiver 1976, les militaires sont bien localisés, les quatre coins du plateau sont alertés. Beaucoup de monde se retrouve à la ferme de Homs. Vers 10h, une vingtaine de voitures se dirigent vers le lieu où sont placés les canons. Pour atteindre les militaires, il faut passer sous la trajectoire des obus. L’opération est délicate ! Arrivés à 50 m, les canons tirent toujours ! Les voitures en tremblent, les chauffeurs frissonnent à leur tour, mais réussissent à se positionner devant les cinq canons. Un hélicoptère arrive, un capitaine descend, parlemente avec les gradés, puis téléphone au camp. Une heure plus tard, l’ordre est donné aux militaires de regagner les camions… » 

Mots-clés : Bernard Ravenel, Non-violence

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