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Penser autrement la question du développement

Mots-clés : Capitalisme, Emploi, Politique Économique, Politique énergétique, stratégie politique

15 Juin 2016 • Jade Lindgaard, Guillaume Duval, Alain Obadia

Penser autrement la question du développement : 5ème séminaire organisé par la Fondation Copernic, la Fondation Gabriel Péri et l’Institut Tribune Socialiste dans le cadre du cycle de séminaires Face aux grandes tendances du capitalisme contemporain, que peut-être aujourd’hui une politique « à gauche » ?

Rencontre et débats avec Jade Lindgaard, Journaliste à Médiapart, Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives économiques, Alain Obadia, Président de la fondation Gabriel Péri.

Pour la plupart des politiques et des économistes, la croissance, c’est-à-dire le développement, permettra de réduire la pauvreté et les inégalités, de renforcer la cohésion sociale. Pourtant la multiplication des crises, l’accroissement continu des inégalités, nous montrent bien que l’émancipation humaine n’est pas liée à ce qu’il est convenu d’appeler « croissance » ou         « développement ».

Face aux dégâts qu’entraîne le productivisme, dégâts sociaux et écologiques notamment, certains évoquent une croissance verte ou un développement durable, voire une décroissance.

N’est-il pas temps, en réalité, de penser à de nouveaux objectifs, à de nouveaux droits sociaux, fondés non sur l’accroissement continu de la production de marchandises mais sur une nouvelle définition des biens et services communs nécessaires au bénéfice de tous ?

Faut-il démarchandiser ou démondialiser ?

Organisation du travail, Politique Économique

17 Février 2016 • Frédéric Boccara, Catherine Lapierre, Bernard Perret

Démarchandiser ou démondialiser, ces deux mots visent à opposer, de manière volontairement frontale, deux approches qui structurent, de fait, le débat actuel sur la conception des échanges internationaux.
La notion de démarchandisation ne peut être prise au pied de la lettre. L’échange utile de marchandises est loin d’avoir épuisé sa pertinence historique. En revanche, la domination des marchés financiers, leur logique de maximisation du profit, de mise en concurrence sauvage de la force de travail sur l’ensemble de la planète, au détriment des peuples et des équilibres écologiques sont au coeur du sujet. Il en est de même de la question des biens communs et de leur gestion solidaire.

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Faut-il changer le code du travail ?

Mots-clés : Emploi, Organisation du travail, Politique Économique

Rencontre Les Controverses de Montpellier 2020 et ITS, Jeudi 11 Février 18H Gazette Café, 6 Rue Levat, Montpellier

Pour beaucoup la complexité et la lourdeur du code du travail contribueraient au maintien d’un taux élevé de chômage : d’où les projets, comme le rapport COMBREXELLE, qui viseraient à « simplifier » le droit du travail et à « faciliter » les possibilités de négociation au niveau des entreprises. Dans le contexte de la mondialisation, de la révolution numérique, du chômage de masse et de la précarité est-ce une réponse pertinente ?
Alors que la Ministre du Travail, Myriam EL KHOMRI a annoncé un projet de loi pour mars 2016, le sujet divise les acteurs économiques, sociaux, et politiques : quelles places accorder respectivement à la loi, à la négociation collective nationale et locale, au contrat de travail, et à une révision du Code du Travail ?

Les Controverses de Montpellier 2020 et l’Institut Tribune Socialiste propose un débat et accueillent trois anciens responsables de l’UNEF :  Michel PERRAUD, Henri ROUILLEAULT et Jacques SAUVAGEOT  

Michel PERRAUD est ingénieur informaticien retraité, militant CGT. Henri ROUILLEAULT a dirigé l’Agence Nationale pour l’Amélioration des Conditions de Travail et a participé à la commission COMBREXELLE. Jacques SAUVAGEOT a publié en 2013 « Le PSU : des idées pour un socialisme du XXIe siècle ? » ; il est secrétaire de l’Institut Tribune Socialiste. La soirée sera animée par Claude NEUSCHWANDER, ancien PDG de LIP.

Syndicalisme et salariat

Mots-clés : Politique Économique, Politique industrielle, stratégie syndicale

5 Janvier 2016 • Jean-Marie Pernot

Depuis une vingtaine d’années, le syndicalisme a perdu de son efficacité et ne représente plus le salariat d’aujourd’hui. Il n’a pas suivi l’évolution du monde du travail. Ce constat vaut partout dans le monde et singulièrement en Europe. Il a connu en France un affaiblissement plus précoce et plus radical qu’ailleurs. Les luttes – lorsqu’il y en a – ne sont plus du seul ressort des organisations syndicales. Pour Jean-Marie Pernot la crise du syndicalisme français s’inscrit dans un cadre commun à toutes les sociétés développées : la diminution des effectifs syndicaux, les difficultés des organisations à peser sur les objectifs stratégiques, l’atomisation du syndicalisme. Ces éléments sont à mettre en rapport avec la financiarisation du monde, les mutations des systèmes productifs, le développement de la sous-traitance et de l’externalisation, la réorganisation des services, le bouleversement des identités professionnelles… D’où les difficultés du mouvement syndical fondé sur l’entreprise et les champs professionnels, et la nécessité de concevoir un avenir dans lequel les objectifs transversaux, sociétaux, devraient avoir une plus grande importance.

Jean-Marie Pernot est docteur en sciences politiques, chercheur à l’Institut de Recherches Économiques et Sociales ; il a été secrétaire général de la Fédération des finances de la CFDT.

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