Pierre Marchi

Pierre Marchi, né en 1927, décédé le 7 Novembre 2018 a été membre du Bureau National du PSU en 1967/68, et membre du Comité politique national (CPN) du Parti socialiste unifié (PSU) de 1963 à 1969.

Il  s’engagea très jeune dans la résistance en Corse ; à 16 ans, en 1943, il rejoignit la division Leclerc en formation au Maroc et participa avec celle-ci à la campagne de Normandie, la Libération de Paris, la campagne d’Alsace, la réduction de la poche de Royan et la campagne d’Allemagne.

Militant politique au PSU à Paris, il se situa à la gauche de ce parti, d’abord dans la tendance socialiste-révolutionnaire, dite SR, puis dans le courant minoritaire de 1963 à 1967, le « courant unitaire », animé par Jean Poperen. Elu à ce titre au Comité politique national (CPN) au 3èmeCongrès du PSU (à La Grange aux Belles) en novembre 1963, il y fut réélu au 4ème Congrès (Gennevilliers)  en juin 1965. Premier suppléant en 1965 sur la liste municipale d’union démocratique du 19èmearrondissement, il fut candidat du PSU aux élections législatives de mars 1967 dans la 28èmecirconscription de Paris (19èmearrondissement) : il y obtint 1946 voix au premier tour, soit 5,9 % des suffrages exprimés. Lors de la préparation du 5ème Congrès (juin 1967), il fit partie du « courant N°3 », dit « centriste », qui rallia en cours de congrès le nouveau courant majoritaire Rocard-Heurgon (opposé au rapprochement avec la FGDS), et il fut réélu au CPN. Avec d’autres représentants du courant « centriste » du 5èmecongrès (dont P. Ringuet et G. Carles), il entra alors au nouveau Bureau national, composé de 17 membres, avec Michel Rocard, Jean Arthuys, Georges Gontcharoff, Marc Heurgon, Jean-Marie Vincent, André Barthélémy, Manuel Bridier, Gérard Carles, Robert Chapuis, Claude Dubois, Michel Fontes, Daniel Frachon, Christian Guerche (Agustin Alberro), Hubert Prévot (Jacques Malterre), Jean-François Pertus et Pierre Ringuet. Il y fut nommé responsable à l’action dans les entreprises « car la gauche du PSU considérait que le secteur des entreprises lui revenait de droit, comme le seul engagé dans les vraies luttes, celles qui se déroulent sur le lieu de l’exploitation capitaliste » (souvenirs de Georges Gontcharoff). Il abandonna assez vite ses responsabilités au bureau national pour se retirer en Bretagne.

Il y adhéra au parti Socialiste dans les années 70 et devint conseiller municipal ; il est ensuite maire adjoint de Nantes en 1977, conseiller général de Loire-Atlantique en 1979, conseiller régional des Pays de la Loire en 1986, président du groupe socialiste à la mairie de Nantes en 1989. Pierre Marchi était agent de l’EDF ; il fut responsable de la section syndicale de l’organisme de retraite EDF/GDF IVD à Nantes.

 

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